Métamorphose Coiffure : deux entrepreneures dont l’amitié rime avec succès!

Métamorphose Coiffure : deux entrepreneures dont l’amitié rime avec succès! dans PME en vedette

Elles se sont lancées en affaires juste avant le début de ce millénaire. En 1999, Claudine Simard et Isabelle Morel étaient toutes deux coiffeuses dans un salon de Repentigny et rêvaient de démarrer leur propre entreprise. « J’étais heureuse au travail! Mais je suis une fille de projet qui a constamment besoin d’être challengée », dit Claudine, la rouquine, dont certains clients lui sont fidèles depuis près de 30 ans, alors qu’elle était encore étudiante en coiffure. Isabelle, de son côté, terminait un cours en gestion puisqu’elle croyait alors qu’une récente blessure au genou allait avoir raison de son métier de coiffeuse. « C’était le moment idéal pour démarrer notre entreprise », renchérit-elle.

Métamorphose Coiffure n’a pas toujours eu pignon sur la rue St-Paul à Repentigny. Le salon a connu des débuts plus modestes. Mais la clientèle des deux entrepreneures a grandi si vite qu’elles ont dû engager des employés dès leur deuxième mois en affaires. Puis, rapidement, leur établissement – et leur stationnement – leur ont semblé étroits, si bien qu’elles ont dû déménager leur salon quelques rues plus loin afin de cesser de refuser constamment de nouveaux clients.

Le secret du succès de Métamorphose Coiffure? Deux propriétaires qui se décrivent comme un match parfait en affaires et qui partagent une réelle passion pour leur métier! Leurs forces se complètent à merveille. L’une a l’habitude des négociations avec les fournisseurs et l’autre prend le relais lorsqu’il s’agit de s’occuper de la paperasse. Leur complicité a atteint un niveau qui leur permet d’avoir les coudées franches chacune dans son champ d’intérêt, sans avoir à se parler des moindres détails. Elles se font entièrement confiance.

L’expérience n’a pas que ça de bien. Claudine et Isabelle se sont entourées de trois employées qui leur permettent de prendre davantage de temps à l’extérieur du salon. « Il était temps que l’on puisse en profiter un peu. Ça fait 20 ans qu’on ne compte pas nos heures », dit Isabelle en riant. Encore à ce jour, elles ne les comptent pas. C’est ce qui leur permet de continuer à être leur propre patronne et décider elles-mêmes de leurs horaires, notamment.

Le métier de coiffeuse est exigeant physiquement, mais ni l’une ni l’autre ne le changerait pour rien au monde. « Trouver TA coiffeuse, ça va au-delà des cheveux. C’est une question de personnalité. Quand on trouve la bonne, on lui est fidèle! ». C’est avec fierté que les deux propriétaires de Métamorphose Coiffure racontent que des clients viennent d’aussi loin que Shawinigan, Grand-Mère ou Drummondville afin d’avoir recours à leurs services. « Il y a un réel attachement à notre clientèle. On s’ennuie quand un client ne vient pas pendant plusieurs semaines », raconte Claudine. « J’ai une cliente que j’ai rencontrée pour son bal des finissants. Je l’ai coiffée pour son mariage, et aujourd’hui, je coupe les cheveux de ses enfants. C’est une marque de confiance incroyable », ajoute Isabelle.

Être propriétaire de son propre salon de coiffure, ça permet de se réaliser artistiquement, socialement et humainement, en plus de faire vibrer sa fibre entrepreneuriale. C’est ce qu’on appelle « être comblé ».